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Travel | Entries: 52 | Views: 1246 | Updated: 1 hour ago | | Add to My Feeds
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Il y a quelques semaines, six coopérants québécois périssaient sous les balles de terroristes au Burkina Faso. Quiconque veut effectuer un travail humanitaire, rémunéré ou non, doit, dès le départ, envisager les risques. En effet, plusieurs régions du monde sont dirigées par des dictateurs ou sont régulièrement la cible de groupes radicaux, islamiques ou autres. C’est une décision qu’il ne faut pas prendre à la légère, d’où l’importance de s’associer à une organisation reconnue comme la Croix-Rouge, Oxfam, etc.

Voyager à sa retraite : quelques suggestions

Voyager à la retraite

Plusieurs retraités qui veulent donner un sens à leur vie choisissent de s’aventurer dans une mission humanitaire. Il faut savoir qu’il y a toutes sortes d’ONG et que leurs chartes diffèrent de l’une à l’autre. Il est donc essentiel de se renseigner pour connaître leurs objectifs, leurs méthodes d’intervention et les moyens dont elles disposent.

Les humanitaires ne sauvent ni ne changent le monde. Mais ils font assurément une différence, si petite soit-elle. Et, si leurs compétences professionnelles sont primordiales, leur personnalité est un facteur déterminant pour le succès d’une mission. Comme en témoigne un coopérant, les compétences pointues des humanitaires dans des domaines comme l’agronomie, le biomédical, la logistique, le bâtiment, les spécialités médicales et les communications sont recherchées. Toutefois, la principale qualité est d’être une personne agréable à vivre. En ce sens, les compétences relationnelles deviennent parfois plus importantes que les compétences professionnelles quand l’humanitaire nous plonge dans des situations extrêmes. Il faut en effet être en mesure de s’adapter. Car même si vous retournez au même endroit pour une nouvelle mission, la situation pourrait s’avérer totalement différente. Les conditions de vie et de travail pourront avoir évolué, voire changé du tout au tout d’une mission à l’autre.

Pour répondre à la question en titre, la Croix-Rouge du Québec présente sur sa page Web quelques points à considérer lorsqu’une personne veut participer à une mission à l’étranger. La santé et le mieux-être sont en tête de liste puisque les travailleurs humanitaires se retrouvent souvent dans des milieux exigeants, pouvant s’avérer très stressants. Il faut aussi prendre en compte les conditions de vie, à savoir sa capacité à vivre dans des endroits isolés, au sein d’une culture et d’une religion différentes et parfois même dans des milieux dangereux. La vie professionnelle risque par ailleurs d’être perturbée, surtout lorsque le travailleur humanitaire fait partie d’une liste d’urgence, comme le médecin, et qu’il est tenu de s’absenter et de répondre présent dans un court laps de temps. Sachez enfin que faire partie d’une mission de la Croix-Rouge, c’est un engagement 24 heures sur 24, 7 jours par semaine. Vous devez aussi observer les principes fondamentaux de neutralité et d’impartialité du Mouvement international de la Croix-Rouge. Ce principe est tout aussi valable pour la majorité des ONG.

Si vous envisagez le travail humanitaire par recherche d’exotisme, pour ajouter une expérience à votre CV ou pour fuir notre société de consommation, vous risquez d’être déçu. Cette expérience n’est peut-être pas pour vous. Posez-vous les bonnes questions et essayez d’évaluer si vous avez les connaissances et les qualités personnelles nécessaires pour remplir une telle mission à l’étranger dans des conditions qui dépassent parfois l’imagination.


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